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Lundi, 16 Ao√Ľt 2010 10:24

6 décembre 1951

L'Harmonie fête son cinquantenaire

1901... ¬ę¬†la belle √©poque¬†¬Ľ. Ann√©e qui vit la naissance de l'Harmonie municipale de Tr√©voux...1951 ! Cinquante ann√©es se sont pass√©es et pourtant comme notre sympathique soci√©t√© musicale nous para√ģt jeune et d'une admirable vitalit√©! Elle f√™tait hier sainte c√©cile en m√™me temps que ses cinquante ans d'existence : ¬ę¬†une v√©ritable f√™te de famille¬†¬Ľ disait joyeusement son chef Prosper Roche.

Bien des tr√©voltiens se souviennent de la vieille ¬ę¬†fanfare de tr√©voux¬†¬Ľ dont la fondation remonte bien avant 1900. Deux banni√®res en t√©moignent : la plus ancienne, tout effrit√©e, datant de 1862, la deuxi√®me portant cette inscription ; ¬ę¬†offerte pas les dames de Tr√©voux en 1880¬†¬Ľ et ces √©tendards, constell√©s de m√©dailles d'or et d'argent, n'ont-ils pas conduit nos ¬ę¬†anciens¬†¬Ľ aux festivals de Nantua (1863), de Givors (1879), de Ch√Ętillon (1882), de Lyon (1885), de Montbrison (1887), de Gen√™ve (1890), de Marseille (1893) et en bien d'autres lieux. Les musiciens de la belle √©poque affectionnaient les voyages !

La société se dissout, du reste, au retour d'un concours à Choisy-le-Roi, en 1900, à la suite d'une mésentente entre les sociétaires. Alors présidé par le docteur Bollet, maire de Trévoux, elle est dirigée par un chef civil, M. Mornay.

Elle restera un an et demi en sommeil et c'est à la suite du décès d'un sociétaire, M. Pommier, qu'on recrute un quinzaine de membres pour jouer à ses funérailles. A l'issue de cette cérémonie, le projet est lancé de reconstituer la société qui deviendrait cette fois une Harmonie.

Gr√Ęce √† M. Joseph Vianney, qui recruta parmi les ses lapidaires des √©l√©ments nouveaux, la musique prenait un nouvel essor avec les J.-B. Breyton (piston), Allars (clarinette) et Cochot (basse). On en est √† la joyeuse √©poque de 1902, sur la terrasse ; on s'√©claire √† la lampe √† p√©trole et encore fallait-il qu'il n'y ait pas de vent !

L'Harmonie, apr√®s avoir utilis√© les talents de directeur de'Henri Sen√©e, sous-chef de musique militaire, est dirig√©e jusqu'√† la guerre de 1914 par des chefs de musique militaires du 98e, du 99e, du 157e Ri, etc... et l'on se rappelle encore des coups de baguette d'Hillairet de Perret du 99e ; de Caulier du 134e. La ¬ę¬†galoche¬†¬Ľ les menait de Lyon √† Tr√©voux et, apr√®s la r√©p√©tition, qui ne sa souvient du break de M. Jariat (p√®re) qui reconduisait en gare de Quincieux nos courageux chefs militaires ?

 

1911 ! L'Harmonie demande l'√©rection d'un kiosque √† musique, place de la Terrasse. Elle ouvre elle-m√™me une souscription publique et on assiste bient√īt √† l'inauguration. Pr√©cisons cependant que la tombola ne couvrit pas la d√©pense engag√©e et qu'il fallut avoir recours √† la municipalit√©.

Cette heureuse initiative fut men√©e notamment Sugier, huissier √† Tr√©voux, secr√©taire de l'Harmonie (basse si) et le ¬ę¬†p√®re Bernard¬†¬Ľ alors secr√©taire de la mairie, qui fut nomm√© tr√©sorier √† cette occasion, puis vice-pr√©sident. Notons que l'Harmonie n'a pas eue de pr√©sident de 1901 √† 1903. En 1913, M. Charbonnet est nomm√© pr√©sident jusqu'en 1928. La guerre de 1914 remet la soci√©t√© en sommeil. Quatre de ses meilleurs √©l√©ments sont tu√©s : Pierre Breyton (Tambour), Claude Sambardier (trombone), Albert Sombardier (clarinette) et Antoine Lajoie (bugle). Une quinzaine de soci√©taires se retrouvent, le 11 novembre 1918 ; ils d√©filent √† Tr√©voux et jouent ¬ę¬†la Marseillaise¬†¬Ľ de la victoire devant la mairie. Il y a parmi eux des soldats.

1919-1920 : l'Harmonie n'a pas de chef. J.-B. Breyton, qui a perdu son fils √† la guerre, veut bien prendre la direction. On fait appel ensuite √† M. Marc, cantinier √† Sathonay, mais bien peu de temps... De 1928 √† 1935, c'est un autre chef, M. Massard, de Lyon, qui dirige. Celui-ci dirige √† Ch√Ętillon √©galement. M. Breyton est alors pr√©sident, pr√©sident d'honneur ; M. Henry Merle est nomm√© vice-pr√©sident d'honneur.

1935 : Prosper Roche prend courageusement la direction. Il s'av√®re un ma√ģtre et il accomplit son r√īle avec une grande t√©nacit√© et un d√©vouement exemplaire. Il ne cesse de former des jeunes : ¬ę¬†c'est l√†, dit-il, ma m√©thode¬†¬Ľ. Telle ne fut pas h√©las ! Celle de ses pr√©d√©cesseurs.

G. Mazuir est √©lu pr√©sident actif, M. Merle, pr√©sident d'honneur. L'Harmonie conna√ģt alors un prestige grandissant. On appr√©cie aujourd'hui la qualit√© de ses auditions. Elle a toujours manifest√© sa vitalit√© par de nombreux concerts, par sa pr√©sence dans l'organisation de f√™tes locales ou r√©gionales, dans les festivals de Quincieux et d'Anse, derni√®rement. Elle fut l'une des rares soci√©t√©s √† continuer pendant la p√©riode de 1939 ‚Äď 1945et sut m√™me manifester contre le couvre-feu, le 10 octobre 1943, par un brillant d√©fil√©, l√©gendaire celui-l√†, au son du ¬ę¬†Chant du d√©part¬†¬Ľ dans les rues de Tr√©voux.

 

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