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Mardi, 03 Août 2010 14:14

Au pas cadencé (Suiv.)

Les musiques militaires

Les musiques militaires sont de création beaucoup plus ancienne que les sociétés musicales civiles. En effet, l'association guerre et musique est attestée à toutes les époques pour effrayer l'ennemi et transmettre les ordres. La musique militaire française s'organise en 1534 lorsque François Ier intègre à chaque régiment d'infanterie deux tambours et un fifre. Louis XIV réglemente les sonneries de la clique destinées à la transmission des signaux et développe les fanfares de trompettes dans la cavalerie. Le premier orchestre militaire rassemblant clarinettes, hautbois, cors et bassons est créé en 1762 dans les Gardes françaises.

La Révolution confère à la musique militaire une fonction patriotique comme en témoignent le Chant du départ ou le Chant de guerre de l'armée du Rhin plus connu sous le nom de Marseillaise. Les musiques se développent avec les importants perfectionnements techniques que sont l'emploi du piston et des clefs, l'invention du clairon (1831) ainsi que des saxophones et des saxhorns adoptés dès 1845 dans les armées. Les guerres successives sont l'occasion de composer de nombreux chants et marches comme Le Régiment de Sambre et Meuse, La Madelon de la victoire et la Marche de la 2e D.B.

Les musiques régimentaires offrent aux jeunes musiciens l'éventualité d'une carrière, et il n'est pas rare de voir le premier piston ou le chef de musique revenir diriger l'harmonie de sa ville, une fois libéré de ses engagements. La mission première de la musique est d'accompagner l'instruction militaire des troupes à pied et à cheval. Cependant, la motorisation des armées entraîne la disparition inexorable des musiques militaires : 177 en 1911, 30 en 1949. En 2003, on compte 19 musiques territoriales et 28 fanfares régimentaires devant faire face à la professionnalisation de l'armée. Seules demeurent dans la région les musiques du 501e 503e régiment de chars de combat de Mourmelon et du 40e régiment d'artillerie de Suippes.

Leur répertoire ne se limite pas aux pas redoublés. Les musiques militaires offrent sur les places publiques, en alternance avec les sociétés civiles, des concerts fort appréciés de la population et la venue de la Garde républicaine comme invité d'honneur signe le prestige d'un concours orphéonique. Les formations civiles, héritières des musiques de Garde nationale d'inspiration militaire, tendent à s'en différencier par l'adoption d'un habit qui ne prête pas à confusion avec un uniforme susceptible de dissuader certains de venir grossir leurs rangs.

Les musiques de sapeurs-pompiers

Elles constituent le dernier vestige de la garde nationale, après sa mise en disponibilité en 1852. Si à chaque corps de pompiers correspond une clique (tambours et clairons) pour scander les manœuvres, seules les compagnies les plus importantes peuvent se doter d'une harmonie qui se produit à l'égale des sociétés civiles. Les préoccupations de ces formations n'en sont guère différentes. En 1882, les dirigeants de Moët-et-Chandon créent une harmonie des pompiers de la maison dont les "membres seraient choisis parmi les plus méritants de nos employés et ouvriers".