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Mardi, 03 Août 2010 14:14

Sous les marronniers et les lambris

Fanfares et harmonies se produisaient essentiellement en plein air. S'il leur arrivait d'occuper ponctuellement écoles ou salles municipales, par exemple lors des concours de musique, il leur était plus familier de jouer sur une esplanade, devant un monument, sur une estrade ou sur les marches de l'hôtel de ville.

Au début du XIXe siècle seules les musiques militaires étaient autorisées à jouer en plein air. Il faut attendre 1848 pour que les sociétés chorales et musicales soient elles aussi autorisées à se produire en plein air et en public, et à condition que ces rassemblements aient lieu dans des endroits préalablement définis et facilement cernables par les forces de police en cas de trouble.

Sur le plan architectural, les conséquences de cette décision de 1848 sont la construction de kiosques à musique pour abriter les estrades destinées à accueillir les musiciens en plein air. Le premier est celui de Metz, construit en 1852. En Champagne-Ardenne, c'est Epernay qui donne le ton, dès 1866.

Ces kiosques à musique sont en fait le résultat d'une spécialisation des kiosques à jardin. Le mot kiosque, d'origine turque, est apparu en France au début du 17e siècle et désigne au départ un pavillon de jardin surélevé, un lieu de repos et d'agrément largement ouvert. Malgré son nom, ce type de construction vient de Chine, où il constitue un important ornement du jardin. Au 18e siècle, ce pavillon oriental avait trouvé sa place dans les jardins anglais puis français, aux côtés d'autres constructions à thèmes (temples, ponts, …). 

Qu'il soit en bois, en fer ou en ciment rustique, en fonte sur un soubassement de pierre ou en brique couvert de zinc, le kiosque à musique se répand dans les jardins publics de toutes les régions de France durant la seconde moitié du 19e siècle, et plus particulièrement à partir de 1870, sous l'influence de la République. Il est le plus souvent édifié sur les places, qui accueillaient déjà musiques militaires et harmonies civiles, sur les promenades ou dans les squares. Devant la vogue de ce mobilier urbain, certaines entreprises de construction métallique, comme la maison Blairon de Charleville, proposent même à leur catalogue des kiosques préfabriqués (1865).

Le kiosque est à cette époque un lieu de brassage social, populaire et familial.